Reculer pour mieux sauter

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Rien qu’une toute petite semaine, toute petite.

Et puis, une année à moi, rien que pour moi. Pour apprendre de nouvelles choses, pour me prouver que j’en suis capable et que je sais prendre ma vie en mains après moultes tentatives de reorientation avortées.

J’ai pris le temps, j’ai réuni les conditions nécessaires à cette nouvelle année. Moi aussi je fais une rentrée, et j’espère en faire d’autres sur les 25 prochaines années.

J’ai des frissons et des angoisses, je me demande si j’y arriverai. Je possède toutes les capacités pour y arriver, saurais-je les utiliser au mieux pour réaliser mon ambition : une seule petite année pour réussir le concours de professeur des écoles. Une seule petite année, mais entièrement consacrée à cette ambition.

Je me dis que la maturité fait de moi une meilleure étudiante, que je sais exploiter chacune des parcelles de temps et de connections neuronales qui me sont octroyées. Alors, j’y crois.

 

Oh, je n’ai plus d’illusions sur ce statut r-et ce boulot que je convoite. Certaines de mes motivations sont très pragmatiques… et alors? Au moins je ne me mens pas. C’est un premier pas vers la sérénité…

 

J »-‘ai mis mes pieds dans les starking-blocs. J’ai rangé mon nouveau stylo plume dans ma trousse et acheté un gros bloc notes…

1 – 2 – 3 prêt… PARTEZ !

 

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Nous ne sommes rien… spéciale dédicace à mon frangin

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Ca fait un long moment que la plume ne m’a pas chatouillée comme ça. La vie, le travail, les amis sont passés par là et mon blog a été relégué à plus tard, toujours pus tard… même mes participations aux Vendredis Intellos ont été remisées, sauf quelques débriefs par-ci, par-là.

Mais ce soir, j’ai lu deux articles qui me touchent.

Mon frère m’a jeté à la figure, en se marrant, un mot, une phrase qui résonnent comme l’écho d’un gong. Ca vibre, ça me fissure.

Il m’a dit « Tu es psychorigide. Tu sais Arno (le chanteur) dit qu’ « on perd moins de temps à être soi-même qu’a vouloir être quelqu’un d’autre. »

Je n’ai pas vérifié la citation. Je sais pourtant pertinemment pourquoi il me sermonne. Il veut que je lâche prise, que je me prenne moins la tête avec mon chez-nous, avec mon boulot, mon poids… il aspire, pour moi, que je me connecte avec ce qui me constitue, avec la glaise et les mains qui nous ont pétri et façonné. L’art (et le bazar, comme j’en ai parlé ici).

Pourtant, oh oui, pourtant! je suis, et reste, en mouvement!  Je danse, et c’est ma meilleure façon de m’exprimer, avec ce corps qui pourtant, au quotidien, me gène, me complexe et parfois me  handicape. Je reste connectée à mes sensations, à mes convictions, et j’essaie de m’améliorer, pour être moi-même, mais en mieux.

Alors, oui, je ne suis plus aussi bordélique que par le passé ; alors oui, j’ai pas le job de mes rêves (qui l’a?), je l’ai eu pendant 8 ans, mais dans quelles conditions? ; alors oui, je ne ressemble plus autant aux autres membres de ma tribu-famille, mais je ne me suis pas trahi.

Avec tout le temps que je passe à être ce que je suis, je n’ai pas de temps à perdre à être une autre.

J’ai envi de travailler à lâcher prise avec mes sentiments négatifs, pour qu’ils soient le terreau de mon enthousiasme positif et non-violent. Pas facile tous les jours.

j’ai surtout envie qu’on me foute la paix avec des considérations sur moi que je n’ai pas demandé. Parce que, mon grand frère chéri, je pourrais aussi t’en balancer des citations qui te feront chavirer, car toi, as-tu connu le naufrage qui te fais mieux aimer la mer? (nicola Bouvier : Le voyage ne vous apprendra rien si vous ne lui laissez pas aussi le droit de vous détruire. C’est une règle vieille comme le monde. Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer.)

J’ai mon crédo, celui que je me répétais en poussant (poussez, madame, poussez!) « Nous ne sommes rien, soyons tout. »

SHALALA

Je suis adulte

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tous, autour de la table. Le cadre est chaleureux, un feu brûle dans la cheminée du restaurant.

Tous. Toute la famille, celle dans laquelle je suis née, où j’ai grandit. Mes parents mes frères et soeurs. Sans conjoints ni enfants.

L’heure n’est pas grave. On rit, on est heureux de se retrouver, comme avant. Avant quoi? Avant! Les repas autour de la table familiale, dans la cuisine, lui de débats animés, de retrouvailles, de partage. Après une journée de travail, de lycée, de collègue, d’école. Avant, que mon frère ne quitte la maison, pour ses études. Après il y a eu les week-end, puis seulement les fêtes ensemble.

Il est si naturel de se retrouver. C’est un moment important, pourtant. On parle d’avenir. Et quand on est adulte, avec ses parents, l’avenir porte le nom d’héritage. Nous sommes une famille unie. Nos parents sont prévoyants. Qui veut quoi? Sui a besoin de quoi? Et pour ça, que fait-on? Accords, questions, consensus.

Je me dis que nous avons de la chance d’être si soudés, si solidaires.

On rit, mais l’heure à un arrière-goût, une légère pointe de tristesse. Il faut être réaliste, c’est d’une fin, d’un changement inévitable dont on parle. On est là, ensemble, avant que tout ne change.

Je sais aujourd’hui, plus encore, que mon enfance se teinte de nostalgie définitive… le temps nous a rattrapé.

Aujourd »hui, seulement, je sais que je suis devenue une adulte.

Je suis une vilaine maman

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Je suis une vilaine maman. oui, oui, et je l’assume.

J’ai trouvé du travail. Je prends mon vélo. 20 minutes. Je monte dans le bus. 35 minutes. Le matin et le soir. Je pars à 7h45. Je rentre à 18h ou 18h30.

Je n’emmène plus mon fils à l’école. Et je ne peux pas aller le chercher. C’est son papa qui fait le pédibus, et le laisse une demi le matin et une heure le soir à la garderie.

En plus, j’ai réunion tous les mardis et danse tous les jeudis.

Le mardi soir, Joachim prend la direction  de Chez Nonna, pour ne rentrer que le mercredi.

Alors, je suis devenue une vilaine-maman, que son petit ne voit que pour un câlin le matin, et quelques petites heures le soir. Vraiment très vilaine.

Je comprends que son coeur de petit garçon soit si triste. Il faut aussi ajouter à ce bouleversement, la fatigue de tout le monde.

Et le weekend, où on voudrait faire tant de choses, et profiter de chaque minute pour être ensemble, passe si vite, et devient sujet de frustration pour chacun.

Les ajustements se feront au fur et à mesure. Une maman qui travaille, ce n’est ni terrible, ni rare!

Jour 1

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J’avais bien dit à LittleJo « Tu sais, demain c’est mon premier jour dans mon nouveau boulot, et c’est moi qui t’emmène à l’école, alors ça me ferais vraiment plaisir si tout se passait bien pour te préparer demain matin. » le matin arrive. Son papa s’en va, un peu en ralant, par ce que Ce Crapouillot à demandé un rab de lait et ne le boit pas.
Je finis de me préparer. Au tour du Little. Et là, résistance : « nan mais là j’ai mon spéculos dans la main. »
Un peu stressée, je bous et j’ai des larmes qui me viennent. Lui, il se moque de moi (il me dira, ce soir : ben les filles ça pleure pas, surtout les grandes.) Un fois dans la salle de bain, il fait mine de se laver les dents avec une certaine flegme. Puis, comme je le presse, il se rince la bouche… sur mes vêtements.
Folle de colère, je le prends sous le bras, je l’habille pour sortir, sous un flot de larmes. Un fois arrivés au garage à vélo : « mais Mamaaaaan, j’ai toujours mes chausssssons… »
On retourne changer les chaussons contre des chaussures. Une fois partie, je me rends compte que j’ai mis un jean’s qui est légèrement déchiré à l’entrejambe…
après le déposage à l’école d’un LittleJo redevenu tout sucre tout miel, je m’aperçois que je n’ai pas de monnaie pour le bus…

MAIS finalement le reste de la journée c’est bien passé, sauf que j’ai éclaté mon téléphone sur la chaussée… mon petit samsung est solide et fidèle, il fonctionne toujours.

Je me dis que demain est un autre jour…

j’ai le trac.

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Demain, je commence un nouveau travail. Demain, c’est ma rentrée. Et qu’elle rentrée! je crois que je serais invisible les 6 prochains mois.

Vendredi, alors que je commençais à noter mon planning de cette semaine, et que je venais de finaliser mon inscription au CNED, je reçois un appel : « Bonjour, je suis Machine de la société Trucbidule, vous avez quelques instants pour qu’on parle de votre candidature? » « oui… » et nous voilà parti dans une conversation aux allures de mini-entretien. « Bon, je vous appelle aujourd’hui, un peu en urgence, car c’est pour commencer ce lundi. » Oui, ce lundi, dans 2 jours, après le week-end. « Oui… et je saurais quand si je suis retenue? Je vais peut-être passer un entretien? » « Oui, cet après-midi, mais dites moi à quelle heure vous êtes disponible, et on fera le nécessaire pour l’entretien. » OK. J’y étais à 14h. Je sortais à 15h après un entretien plutôt intéressant et une simulation d’appel.
A 17h, alors que je rentrais de l’école avec mon Little Jo chéri, sous la pluie, à pieds, j’apprends que je suis acceptée!
Je commence demain un CDD de 6 mois, en réception d’appels, et payé super bien.
J’ai le trac, parce que je n’ai pas eu vraiment le temps de me faire à l’idée, parce qu’il va falloir que je prévienne d’autres personnes qui comptaient sur moi, parce que je me demande comment je vais organiser mon temps : quasiment une heure de transport le matin et le soir et des horaires tournants entre 8h30 et 19h. S’habituer à voir moins mon petit coeur, mais être disponible pour lui sur ces quelques heures. Et aussi trouver le temps de mes révisions.
Ah, oui, je ne vous l’ai pas dit : je me suis inscrite au concours d’admissibilité pour faire l’IUFM et devenir professeur des écoles à la rentrée 2014. Si tout se passe bien.

Alors, j’ai plein de bonnes raisons d’avoir le trac, vous ne trouvez pas?

Sur ce je vais aller : préparer mes habits pour demain, et me coucher. Si j’arrive à dormir…

Aux grands maux, les grands remèdes

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Mamaaaaaan! J’ai faaaaaim!

il est 4 heures du matin

Maaaamaaan, je ne trouve plus mon bibi d’eaaauuuu!

Il est 3h20 du matin

MAAAAAAmAAAAAAnn! J’ai fait pipIIIIII au liiiiiiit!

Il est 6 heures.

Je lui enlève son bas de pyjama, il court se réfugier sous notre couette dans les bras de papa, pendant que j’enlève les draps, je retourne le matelas, je mouille un gant d’eau chaude et je prends une serviette et un nouveau bas de pyjama. Après une légère mise au propre du 3-ans-presque-et-demi, je les rejoins pour les quelques heures qu’il nous reste à dormir.

MMMMMaaaaaMMMMaaaannn! Il est où mon mouchoir?

Il est à peine 5 heures.

Toutes mes nuits sont faites de petites  hachures de sommeil, impossible à récupérer. Je suis épuisée. Je crie. Et dès que le Little Jo est en ma présence, rien ne va plus, alors que seul avec papa, c’est un ange.

A la suite d’un énième criage-pleurage, je prends conscience que mes nuits sont les catastrophes de mes jours, qu’il faut agir sans culpabiliser le petit bonhomme qui me prend pour son esclave.

Alors, accroché à moi comme une arapède à son rocher après une dispute, je profite d’avoir son attention et je me lance :

« j’aimerai tant passer de bons moments avec toi, mais je suis triste de devoir crier pour que tu écoutes ce que je te dis. Et surtout, je suis très fatiguée. Je suis réveillée toutes les nuits par tes appels. Et toi aussi ça te fatigue… Et tu sais la nuit, j’ai autre chose à faire que d’être à côté de toi. on se voit la journée, la nuit, c’est fait pour dormir chacun dans son lit.

Pourquoi tu te réveilles? Parce que tu as fait pipi, parce que tu as faim ou soif ou parce que tu cherches un mouchoir? Alors, tous les deux on va faire une liste de ce qu’il y a à faire avant d’aller au dodo. » Je me suis souvenu d’un article des VI sur l’importance de l’écrit même avant que les enfants maîtrisent l’écriture et la lecture.

Aussitôt dit, aussitôt fait :

Je lui propose qu’il ai un biscuit sur sa table de nuit. Il réfléchit : « J’ai une idée! et si on mettait un morceau de pain? »

Ohoh, oui! et je vois qu’il s’approprie le truc!

Je vais ouvrir la bouche pour lui proposer une dernière chose; il m’interrompt :  » et si on mettait mon pot à cet endroit pour que je fasse pipi la nuit dedans si j’ai besoin?  »

BAncO! c’est exactement ce que je voulais dire!

Alors,on liste sur une feuille les 5 choses à faire avant d’aller faire dodo, avec de beaux numéros . Cette liste on l’accroche juste au dessus du lit.

2013-01-28 20.44.55

Tous fiers, on l’annonce à son papa, qui répond « ben, il ne sait pas lire. »

N’empêche… tout à été fait ou rassemblé avant le dodo. J’ai précisé que le reste pain, il le posait impérativement sur sa table de nuit après l’avoir grignoté. Et rassuré, il s’est endormi.

Et, ce matin, après une nuit reposante, il s’est levé, a dégainé son « j’ai même pas fait pipi au lit ni dans mon pot »

Oh, yeah, VICTOIRE!

aller vers la lumière, critique littéraire

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Voilà, voilà…

je suis arrivée à la fin, j’ai lu tout le bouquin prêté à la Bibliothèque volante des Vendredis Intellos par les édition L’Instant Présent « La violence éducative, un trou noir dans les sciences humaines » d’Olivier Maurel.

Non qu’il soit difficile à lire. Son style est clair et plutôt didactique, malgré la présence de nombreux termes techniques liés à la psychanalyse et à la sociologie.

Non, je m’éparpille juste tous les jours entre mon rôle de maman, mon boulot, et diverses activités…M’accorder du temps pour lire, c’est grappiller quelques minutes par-ci et par-là, et une lecture suivie est parfois compliqué à obtenir!

Je vous livre donc ici ma critique non-scientifique de cet ouvrage. Je précise qu’il y a quelques semaines, un article a été publié par SupersParents pour les VI. C’est ICI.

Moi, je me sens vraiment attirée par une éducation pacifique des enfants. S’il est parfois difficile au quotidien de suivre la ligne, et que nous faisons des erreurs, j’essaie  de prendre du recul, de re-cadrer MON comportement, et offrir une enfance sereine à mon petit gars. Je suis convaincue qu’une éducation qui se construit dans la paix est pourvoyeuse de comportements pacifiques. Peut-être que l’ambiance de ma propre éducation y est pour quelque chose, puisque ni coups ni chantages affectifs n’étaient admis. Et d’ailleurs Olivier Maurel le précise page 83 « Où l’on voit que pour contester la violence éducative, il faut ne pas l’avoir subie« .

Thème sensible, je trouvais que l’angle scientifique était un bon moyen de l’aborder e ce Continent Ignoré qu’est la violence éducative. Olivier Maurel donne des exemples, des chiffres sur cette forme de violence. C’est parfois insoutenable. Mais l’essentiel de son livre nous invité à questionner les auteurs récents qui ont travailler sur les racines de la violence dans notre société. La violence éducative a-t-elle fait partie de ces études? Peu d’auteurs en parle ou évitent d’en parler. Pourquoi? Voilà le fond de ce livre.

Mais s’il est riche et étudie différentes disciplines des sciences humains, j’ai été interloquée par une faiblesse de l’analyse : Olivier affirme au fil des pages que OUI, la violence éducative est la principale cause des violences des individus adultes. « Ainsi, prendre en compte ce que vivent et ce que subissent les enfants de leur naissance à leur maturité, c’est adopter un point de vue privilégié pour comprendre le comportement des adultes. La violence éducative, par son intensité, par sa précocité et sa dureté, par la variété de ses effets sur des aspects multiples de la personnalité des enfants, contribue fortement à expliquer la plupart des aspects de la violence humaine, y compris dans ses pires déploiements, comme le nazisme. »

Or, il faudrait des études pour le prouver, et elles sont peu nombreuses… Dire que la violence éducative peut-être à l’origine de la violence des sociétés et des individus est une hypothèse. Donc, ce livre s’il explore les études sur la violence n’en n’est pas une. C’est plutôt un cri militant pour que cette forme de violence soit prise en compte dans les études, et que les scientifiques enlèvent les oeillères qui leur cache cette violence…

je retiens de ce livre surtout :

– la description du mécanisme d’enfermement généralisé des consciences faisant passer cette violence comme minime, mais aussi le processus de pacification de nos sociétés actuelles

-les exemples positifs et négatifs tirés des vies de grands hommes.

Ce livre est disponible dans la bibliothèque volante des VI, auprès de Clem notre bibliothécaire!

Vendredis Intellos

Un amour de maternelle

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Mon petit garçon est amoureux. Pas de sa maman, enfin, pas seulement!

Son coeur bat pour une petite fille de sa classe. G… elle est très mignonne, cette petite brunette!

Il m’en a parlé à la rentrée en m’expliquant « G elle bouge tout le temps, elle ne reste pas assise. » Plus tard, « Ayé, G elle sait rester assise. »

D’ailleurs il ne l’appelle pas G, mais il lui a trouvé un surnom qui en dit long sur son amour. Il nous l’a affirmé « G, je l’aime de toute ma vie. » Il n’a que trois ans… « Je vais me marier avec G ».

C’est beau, c’est absolu l’amour chez un petit…

Mais pas forcément réciproque. Ce matin, G est revenue, après les vacances. Elle était déjà absente avant les vacances. Il m’a dit « Oh, Mamman, G est revenue!!!!! ». Il a voulu s’approcher d’elle, intimidé. Je lui ai conseillé de lui parler. Mais quand il a voulu à nouveau lui toucher le bras, délicatement, pour lui dire bonjour, elle l’a enlevé brusquement en s’exclamant « Non! », comme s’il l’agressait… Il en a été troublé, mon petit coeur, et ne voulait plus que je parte.

Moi, mon coeur de maman c’est brisé en mille morceau.

Même à trois ans, l’amour peut-être cruel.

Se rencontrer…

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Se rencontrer…

Quand Eric m’a demandé « Ca te dit qu’on se barre quelques jours de Bordeaux pour la Toussaint? », j’ai sauté sur l’occaz : se sera Lyon, guignol, le Cote-Rotie et la charcuterie, Papy , Mamie et la familia, et surtout The RENCONTRE de l’année : celle des Vendredis Intellos!

J’avais à coeur de rencontrer celles (et ceux) avec qui je converse depuis un an par articles interposés! Hate de mettre des têtes et des prénoms sur les pseudos de la blogo! Je n’ai pas été déçue. Le week-end a vraiment été intense 3 jours et demi sur place, 14h de bagnole, la pluie et le vent. Mais ça en valait vraiment la peine.

Je tire d’abord mon chapeau aux organisatrices : tout était pensé aux petits oignons : accueil, taille de la salle, garderie pour les petits, café thé et gourmandises, et technique présente mais pas omniprésente, fort bien gérée!

J’ai été épatée par le quizz avec les boîtiers interactifs, tout à bien fonctionné, dans la bonne humeur et le jeu! J’ai beaucoup aimé les débats de l’après-midi : le parti-pris du bébat long plutôt que de l’écoute passive d’un expert. J’ai vraiment apprécié le professionnalisme en tant qu’animatrice de la sociologue Delphine Keppens : rebondir, recadrer, amener de nouveaux arguments tout en écoutant le débat, les témoignages… vraiment chouette. La variété des thèmes abordés donne le vertige, pourtant à aucun moment je me suis sentie dépassée, largée… non tout celà avait du sens, résonnait, circulait de l’un à l’une et à l’autre!

Je serais bien revenu dimanche matin, mais nous attendait un déjeuner en famille et la préparation des bagages, avant le retour vers l’Aquitaine…

Les filles, je vous dois un MERCI plus grand que ça! J’ai été heureuse de vous rencontrer, même si je n’ai pas pu parler à tout le monde. j’ai été heureuse de stimuler mes neurones grandeur nature et pas seule dans mon coin, derrière mon écran (position où je me demande souvent si je suis lu et si tout ça à un sens).

Merci à Mme Déjantée, à MadameSioux, à Vermicel, à MrPourquoi

merci à Phypa, à La Farfa, à MamanDragon, à M-M-P-S, à Flolasouricette, à MademoizelleX et toutes les autres. merci aux neurones XY d’avoir gérer à merveille les enfants. Et à ma maman, bien sûre! (et aussi à Jo, son papa et son papy)

Comme quoi internet rapproche malgré l’éloignement.

A l’année prochaine!