Archives de Catégorie: féminsime

Aux tigresses, lionnes et autres Ill Nana

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Je me demandais ce matin si on pouvait être une maman moderne et écolo et écouter du rap 80/90’s? la réponse est oui, et croyez moi, ce rap là il me remue les tripes!

L’entrave à nos jouissances (Ill Nana)
Assassin

Pour toutes les Femmes qu’on aime
Pour toutes nos tigresses
Pour toutes nos lionnes
Ill Nanas

[Répétition] x2 :
Ma sœur est une déesse, une reine, une sirène
Une guerrière qui visionne l’homme et ses dilemmes
Teuskwa nique ça !
Tu connais le don dada, entouré de renégates
Ill Nanas, Ill Nanas

Les chiens aboient
Woaf! Woaf! Woaf! Woaf!
Pour que toutes vos chiennes
Se transforment en nos Ill Nanas
C’est-à-dire des guerrières respectables prêtes au combat
Quoi ? Tu ne sais pas ?
Qu’on fait des avortements sélectifs
En Inde, en Chine, au Tibet
Pour les femmes enceinte d’une fille
Ecoute-moi, je suis connecté
Le Vatican, l’Irak, l’Iran
L’Egypte et le Soudan
Remettent en cause le droit des Femmes à l’information
A leur liberté de décision
En matière de procréation
What the fuck is going on dans ton bled ?
Dans le mien les hommes se succèdent
Pensent posséder le remède
Puis concèdent, cèdent, et décèdent
Sans jamais amener une once d’aide
C’est une taspèche ?
C’est ça mec ! Bois ta bière fraîche !
Et apprends que dans le South Bronx
On vit autant qu’au Bengladesh
C’est une taspèche ?
C’est ça mec ! Bois ta bière fraîche !
Et apprends que dans le South Bronx
On vit autant qu’au Bengladesh

[Répétition] x2

Quand j’étais plus jeune
J’écrivais  » nique ta mère  » sur les murs
Enchaîné par toutes les chiennes
Que j’avais ken dans leur fourrure
Evolution, révolution des notions
Ma sœur se prostitue et c’est la queue à Nation
Pour des raisons économiques
Ma sœur file la trique
Aux frères branchés sur tube cathodique
Et on véhicule les clichés
Il est plus facile d’adhérer
Au stéréotype guidé par le monde de la monnaie
Et du pouvoir avarié
Choix de société
Relais de médias affamés x2

Ma sœur est une déesse, une reine, une sirène
Depuis longtemps on le sait,
Depuis longtemps on l’aime!

[Répétition] x2

La tentation
La malédiction
Stéréotype de la Femme au sein de toute nation
De beaucoup d’interprétations
De livres sacrés des religions
De tous processus d’exploitation
Et si des keums en écoutant ce skeud pensent que j’ai tort
Dites-moi pourquoi mes sœurs en Afghanistan sont censurées à mort
Pourquoi mes sœurs en Algérie se battent contre la mort
Pourquoi les mexicaines zapatistes ont pris les armes sans votre accord ?

[Répétition] x2

La vie arc-en-ciel

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Je devais envoyer cet article la semaine dernière, pour ma participation aux vendredis intellos, mais un souci technique m’a fait reporter cet envoi. Je pense qu’il aurait eu sa place aux côtés des trois autres articles traitant de la thématique du genre et du sexisme. Rien n’est perdu, il les complète! bonne lecture!

Moi, j’aime la vie arc-en-ciel, un peu comme Balthazar… Alors quand on restreint l’enfant à des couleurs strictes suivant son sexe, la vie devient bien triste. Comme l’ont relévé plusieurs mamans, femmes et participantes aux Vendredis Intellos (ici, ici et ici), on ne peut pas passer à côté de cette standardisation des genres. Par les vêtements, et beaucoup aussi grâce aux jeux. Nous mettons même inconsciemment une intention dans les jeux que nous offrons à nos enfants. Mais le marketing nous aide beaucoup…
Un jour que je flânais avec mes deux gars dans une librairie peu recommandable (mais formidable) de Bordeaux (La Mauvaise Réputation) suis tombée nez à nez sur ce bouquin, au titre clair comme un appel à la lutte « Contre les jouets sexistes »

Ce livre collectif apporte une analyse précise et claire sur ce phénomène de conditionnement des enfants à des tâches déterminées dans la société à travers les jeux, classés «fille» ou «garçon».
Je cède à la tentation de vous mettre un petit extrait qui fait écho à un article précédant :

« Rose bonbon, bleu ciel : dès la naissance , petites filles et petits garçons sont habillé-e-s de façon différente. Les enfants sont ainsi genrés très précocement, par les vêtements mais aussi par l’éducation qu’ils-elles reçoivent. En effet, avant même que les enfants n’aient conscience d’appartenir à tel ou tel sexe (ils et elles ne conçoivent pleinement la différence des sexes que vers l’âge de trois ans), une éducation différenciée leur est donnée.Il est vrai que rien ne vaut un conditionnement précoce pour qualifier ensuite de «naturel» certains comportements ou traits de caractère. »
« Certain-e-s légitimes l’usage des jouets sexistes en soulignant le fait que ‘les enfants sont libres de choisir’. Or les enfants choisissent leurs jouets d’abord pour se conformer au rôle que l’on attend d’eux-elles »

Il ne suffit pas de dénoncer, encore faut-il apporter des solutions ! Ce livre s’y emploi, donne des pistes, étayées de témoignages de professionnels, recense les actions menées par des associations… et propose une liste non exhaustive de livres à caractères non-sexistes.
Au delà de la lutte, cet ouvrage prône une éducation ouverte, riche et non-violente.
Finalement, les marketeurs ne font que ce que demande le marcher ; à nous parents d’emmener nos enfants vers d’autres jeux (comme ceux proposés ici, par exemple), pour construire une autre société dont ils sont les acteurs.

« Sensibiliser les enfants à la réalité du monde qui les entoure fait parti de l’éducation. En évoquant avec eux et elles le sexisme, il ne s’agit pas de les desespérer mais de leur offrir des outils de compréhension et de ressource pour lutter contre les discriminations. Comme l’explique la pédagogue Eveline Charmieux, « donner les règles d’un jeu social et le seul moyen de les faire évoluer . » Pour autant il n’est pas question de charger l’enfant d’une mission (féministe ou pas), mais plutôt de lui faire comprendre que, s’il le souhaite, il peut œuvrer pour modifier la société dans laquelle il vit. Comme l’écrit Denis Langlois, « il faut lui dire qu’il y a un plaisir, une satisfaction à agir, à se dépasser, à ne pas rester passif, à ne pas regarder le monde tourner autour de soi, à être en accord avec ce que l’on pense. » (ça vaut pour les enfants mais aussi pour leurs parents… NDLR) On le voit, on peut encourager les enfants à s’approprier différemment les jouets du commerce, préférer les jouets plus riches en potentiels ludiques ou en inventer d’autres. En tous les cas, on peut montrer aux enfants qu’il existe bien d’autres choses que les jouets ‘classiques’, et qu’il est légitime de contester les normes.»

mais au final, il y a ce que nous parents nous essayons de mettre en place, notre inconscient bien conditionné, et la famille. Il n’est pas forcément facile d’éviter les cadeaux de petites voitures, les garages etc… pour les petits garçons… entre la théorie et la pratique, un gouffre !

Ceci est ma deuxième contribution aux Vendredis Intellos.

quand les roses auront des épines…

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On dit que les filles naissent dans une rose (pas forcement rose, les roses), et que les garçons dans les choux (le sont-ils vraiment?). Moi qui ai mis au monde un petit gars, je ne me sens pas « chou » pour autant. Bref.
A partir de cette légende, je me pose la question : qui a bien pu penser que les filles n’aiment que le ROSE?
Depuis quelques jours je furète dans les boutiques de fringues pour bout-de-Q (de chou, mais ça va devenir très difficile de suivre) pour trouver un joli cadeau de naissance pour la fille d’une copine. et là, que ce passe-t-il? Du rose, du rose, du rose… j’ai regardé si je n’avais pas gardé mes lunettes de soleil, non…
alors, je dois avoir la berlue? Non plus.
Du noeud ou de la couture du petit jean’s aux pyjamas : du rose. Je ne comprends pas cette mode? Les filles, les bébés filles n’ont pas le droit de s’habiller autrement qu’en rose?

Chez les garçons le bleu domine, mais laisse la place souvent à d’autres couleurs… le rose par exemple. Moi ça ne me dérange pas que mon fils porte des t-shirt rose, orange, violet, bleu, vert, jaune etc… la preuve!

Je vois dans cette monochromie vestimentaire une déferlante sexiste dès la naissance…
Le rose, les noeuds,des vêtements pas très pratiques pour courir sauter faire du toboggan jouer au ballon, les couettes et les cheveux longs, difficiles à coiffer qui tirent, des jouets qui cantonnent au rôle de poupée, de ménagère…

En prime une petite photo de moi, avec mon papa, vers 2 ans… pantalon, pull… ce qui ne m’a pas empêcher de devenir une vraie nana!!! (même que mon père m’appelait Fanfreluche…)

Je cherche une marque, un(e) créatif qui OSE penser les vêtements d’enfants autrement que sur le mode sexiste et qui sait que les roses ont des épines.
Vous en connaissez?

critique littéraire : « Le Conflit; la femme et la mère »

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OUI, j’ai lu le livre d’Elisabeth Badinter. Oui, j’ai osé le lire! Grand bien m’en a pris!

Ce livre est instructif, documenté, facile à lire. Son propos est vraiment intéressant, réfléchi, et sort de l’ordinaire.
Si je lui reproche un ton méprisant sur l’écologie, l’allaitement, les couches lavables et quelques autres sujets, derrière lesquels je perçois certains « intérêts », il n’en reste pas moins que ce livre invite à une réflexion sur la prise en compte du poids de l’idéal maternel qui pèse sur les femmes dans les pays industrialisés et sur leur envie de faire (ou non) des enfants.
Elisabeth Badinter nous pousse, nous mères et femmes, à exercer notre libre choix de tenter la maternité, en nous défiant des mouvements naturalistes, pseudo-féministes qui visent à nous faire rentrer insidieusement à la maison et nous cantonnent à un seul rôle : celui de mère.

OUI, je lui dis MERCI!
Merci de m’avoir permis de m’informer sur l’histoire de la Leache Ligue (entre autres), du mouvement féministe, et sur le poids des politiques familiales en Europe.

Elle nous pousse, nous parents français, à ne pas céder sur notre mode de vie qui, historiquement, place l’idéal féminin avant l’idéal maternel, et à ne pas culpabiliser d’être des mamans qui travaillent. Parceque la pression sociale est moins forte sur l’idéal de la bonne mère malgré une politique familiale moyenne.

Alors, je pose une question : A quand une vraie politique familiale en faveur des femmes, des couples, de l’égalité?
Plus de place en crèche et des congés parentaux mixtes mieux rémunérés!

A ceux qui pensent qu’en soutenant Madame Badinter je suis en contradiction avec mes choix personnels, je leur réponds que justement tout est une affaire de choix et de conjoncture personnelle.
Si mon travail m’avait passionné, j’y serai retourné sans culpabilité (peut-être pas au bout de 2 mois 1/2, mais plutôt de 5); si je n’avais pas su, pas pu, pas voulu allaiter, j’aurais donner le biberon à mon fils sans problèmes, avec autant d’amour.

AVIS A TOUS : LISEZ « LE CONFLIT, LA FEMME ET LA MERE »

LA FEMME DU SOLDAT INCONNU

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Il est parti mourir, la tête dans le vent,
Comme on part un sourire entre les dents.

Les femmes ça part pas; ça meurt à petit feu.
Une femme ça reste et ça pleure pour deux.

Il fallait qu’il s’en aille, il n’est pas revenu.
Il l’a eu sa médaille mon amour inconnu.

Des honneurs à la noix et quand la mort s’est tue,
Il a reçu sa croix et moi je n’ai rien eu.

Refrain :
Ad vitam æternam j’aurai pas ma statue
Je n’étais que la femme du soldat inconnu. (bis)

Ils sont là chaque année à son bon souvenir,
Moi pendant des années je n’ai rien vu venir.

Pourtant on meurt aussi, même quand la vie dure,
On meurt même au milieu des pots de confiture.

Je l’ai faite ma guerre, mais entre quatre murs.
C’était une autre guerre avec une autre armure.

Je l’ai faite à bercer des landaus à toute heure
Y’a pas que les fusils qui déchirent le cœur

(Refrain)

Une guerre à donner la vie que de la prendre,
Une guerre où la mort ne veut jamais se rendre

Moi aussi je l’ai faite et même en souriant
Et c’était pas la fête tout le temps

Il fallait qu’il s’en aille. Il n’est pas revenu.
Il l’a eu sa médaille mon soldat inconnu.

Des honneurs à la noix et quand la mort m’a prise,
Je n’ai eu que l’honneur de la femme soumise

(Refrain)

Ad vitam æternam

Paroles : Magyd Cherfi
Musique : Françoise Chapuis

celui d’Alice (la suite)

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A ceux qui se demandent pourquoi je publie cette chanson : je la trouve très belle et féministe! oui, le con n’est pas celui qu’on croit, qu’on se le dise…
Celui d’Alice
« Ce lieu de délices
N’a pas de notice
Mais même un novice
En aurait la clé
Y’a sous sa pelisse
Le climat de Nice
Entre deux éclisses
Tendrement musclées
Moi mon seul complice
C’est celui d’Alice
C’est de la réglisse
Du petit sucrin
La frêle couture
Qui pourtant l’obture
Me lit l’aventure
Au creux de la main

L’amour enjolive
Sa discrète ogive
Aux petites rives
Finement lactées
C’est un édifice
Tout en haut des cuisses
Un village suisse
Un matin d’été
Un mont de déesse
Qui gonfle et se dresse
Trouve la caresse
Quand soudain jaillit
Le berlingot rose
Vers ma bouche éclose
Comme un flamant rose
S’échappe du nid

Tartuffes notaires
Bourgeois de Cythère
Qui trouvez austère
Cet endroit charmant
Il vous est bizarre
Rien ne le compare
A votre outil rare
De super-amant
Apprenez Jocrisse
Frustrés de service
Que celui d’Alice
Bat pour le plaisir
Et qu’il se démène
Sous les coups obscènes
D’un mât de misaine
Qui le fait jouir

O tendre blessure
Divine échancrure
Sous votre toiture
De satin frisé
Du petit losange
Filtre l’eau du Gange
Entre mes phalanges
Soudains baptisées
Que la cicatrice
Si jolie Alice
Jamais ne guérisse
Mes amis sinon
Dans ce monde triste
De baiseurs centristes
Qui jouent en solistes
Je me sens si con »

Pierre Perret

Oh!! le C..

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« Si je me réfère
A mon dictionnaire
Il est temps de faire
La définition
De ce mot espiègle
Qui échappe à la règle
Plus noble qu’un aigle
Dans sa condition
Ce mot vous le dites
Censeurs hypocrites
Etablissez vite
Son vrai sens profond
Car si on l’ausculte
Au lieu d’une insulte
On peut faire un culte
Du joli mot con… »

la suite sur Deezer! C’est une chanson de Pierre Perret « Celui d’Alice » et, pour moi, une chanson qui devrait être chanter à chaque fois que le mot « con » est prononcé… chanson féministe?