S’envoler vers les étoiles, un dimanche après-midi

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S’envoler vers les étoiles, un dimanche après-midi

Nous traversions une rue sympathique de Bordeaux, entre Sainte-Croix et St-Michel. Nous venions de sortir d’un salon de thé où nous avions atterris après le constat de la fermeture de la créperie que nous convoitions pour nous régaler de leurs crêpes pour le goûter. Dans ce salon  nous avions attendus d’être servis pendant plus d’une heure  avec ma nièce de 6 mois et ses parents et mon fils de 3 ans. Joli Coeur n’avait finalement plus très faim devant son mi-cuit au chocolat à 18h20…

Bref, nous faisions route pour regagner notre voiture, le Fripon sur les épaules de son père, et qui le titillait en lui tirant ou mangeant les cheveux. Excédé, son papa le fait descendre un peu abruptement de ses épaules après lui avoir répété d’arrêter de l’embêter. Je récupère donc mon fils assis au milieu de la chaussée, boudeur.

Sur ces entrefaits, un monsieur, qui bricolait dans son grand garage tout grand ouvert, m’interpelle « Madame, Votre fils voudrait peut-être faire un peu de balançoire! » Effectivement une jolie balançoire se balançait au beau milieu de l’ouverture de son garage. J’ai demandé à Joachim s’il voulait faire de la balançoire. Intimidé, il a dit non… Le Monsieur a alors proposé un tour dans sa fusée… J’ai quand même trouvé ça louche, mais je me suis avancée dans le garage, mue par une certaine curiosité. Effectivement, cachée par un pilier, s’érigeait une fusée jaune dont il a branché les lumières. Seul un enfant pouvait y rentrer et monter dans la partie supérieure pour y trouver une cabine de pilotage avec volant et boutons lumineux. Joachim s’y est engagé et a commencé à grimper en s’aidant des petites marches fichées dans le fuselage de la fusée. Son pied a ripé, et il a perdu l’équilibre, retenu par son père qui l’a sorti illico de cet engin intergalactique. Finalement, Jo a fait de la balançoire, bientôt imité par son père. Le monsieur nous expliquait qu’il l’avait installée pour sa fille, alors qu’elle était à l’école primaire. Elle rentrait toujours très tendue de l’école. Alors ils descendaient tous les deux, et pendant une dizaine de minutes, sans échanger un seul mot, il la balançait. Elle finissait par dire « C’est bon papa, ça suffit », et elle en descendait détendu et heureuse…

Nous lui avons dit une grand merci. Merci d’avoir ensoleillé notre dimanche après-midi et celui de notre petit garçon. Merci de cette générosité si rare et si précieuse. Elle apprend aussi à Joachim et à ses parents que l’altruisme rend le monde meilleur.

(image prise sur ce site : http://www.neuvieme-art.com/actu/Josette-Baujot-Mort-On-A-Marche-sur-la-Lune-Tintin-669)

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À propos de muuuum

j'ai 35 ans et je suis la maman d'un petit garçon de 1 an. Je suis à la maison, par choix et par nécessité. je regarde grandir ce petit homme... nous avons, avec son papa, fait des choix autour d'une parentalité respectueuse de l'enfant, de l'humain et de la planète. Mais celà ne va pas sans interrogations, sans doutes, sans convictions aussi... témoignage de parents concernés...

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