Transitions

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Me revoilà avec mes soucis de maman face à un bonhomme de 32 mois (deux ans et demi passés).

Nous nageons en pleine phase de transitions, diverses et variées. Jugez plutôt.

Le 27 février nous a rejoint une petite Gabrielle, doublement cousine de Joachim. Doublement? Elle est le fruit des amours de ma soeur avec le frère de mon chéri… Donc, Joachim et Gabrielle se partagent : les 4 mêmes grands-parents, les mêmes oncles et la même tata…Presqu’une soeur, mais pas vraiment.

Mon petit-coeur n’a pas réalisé tout de suite l’ampleur du phénomène Gabrielle. Le temps où mes parents étaient à Bordeaux pour saluer la venue de leur seconde petite fille, il a accepté de s’endormir sans ma présence, jusque là obligatoire à ses côtés.

Trois semaines après, telle une guerrière amazone sûre de son pouvoir, ma soeur a joué à la baby-sitter avec les deux oisillons de la famille… Mon fils en a profité pour, de sa propre initiative et loin des yeux et de la pression parentale, offrir sa su-su chérie à Gabrielle. D.é.F.I.N.I.T.I.V.E.M.E.N.T.

Grand Bonhomme! comme dirait son père. Sauf que… trois semaines n’ont pas été de trop pour qu’il fasse le deuil de cet objet de malheur. Et rien n’est encore joué pour l’endormissement… marche arrière toute! Et de rester une heure à lui tenir la main pour qu’il accepte de se laisser porter par le sommeil.

Marche arrière aussi pour les repas, où il patine devant son assiette tout juste entamée, et où je dois l’aider à manger… comme un bébé…

Comme un bébé, il se met volontairement à baragouiner des trucs inaudibles, lui qui s’exprime si bien.

Il a exprimé ainsi son angoisse de grandir, sa peur qu’on ne l’aime plus, face à la dispersion des pensées et des coeurs où il était le seul acteur. Je le rassure avec mes mots « je t’aime ici et maintenant. J’aime le petit garçon que tu es, celui de deux ans et demi, qui parle, saute, joue, qui mange tout seul, qui est capable de s’habiller (presque) tout seul, et qui commence à demander son pot. Je te trouve plus interessant maintenant que quand tu étais un bébé. »

Rien n’y fait. Chez sa grand-mère il reste au sec, sans couche toute la journée. Sitôt avec nous, les vannes s’ouvrent, et l’accident survient. Il veut rester notre bébé. Pourtant l’argument de l’école l’a stimulé… quelques heures. C’est encore loin l’école, c’est en septembre…

GRANDIR voilà ce qui fait peur et ce qui est motivant à la fois. GRANDIR, c’est abandonner sa peau de bébé pour celle d’enfant. GRANDIR, c’est aussi être un peu plus seul, c’est dompter le monde avec ses petites mains. GRANDIR c’est tester les limites de sa liberté pour mieux la connaître et s’en servir.

ROME NE S’EST PAS CONSTRUITE EN UN JOUR.

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À propos de muuuum

j'ai 35 ans et je suis la maman d'un petit garçon de 1 an. Je suis à la maison, par choix et par nécessité. je regarde grandir ce petit homme... nous avons, avec son papa, fait des choix autour d'une parentalité respectueuse de l'enfant, de l'humain et de la planète. Mais celà ne va pas sans interrogations, sans doutes, sans convictions aussi... témoignage de parents concernés...

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