La spirale interactive

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J’ai envie d’illustrer mon article présentant (et reprenant surtout) le travail d’Emmi Pikler sur l’importance de l’interaction adulte-enfant lors des moments de « soin » (bain, change, repas), par quelques expériences personnelles.
Les commentaires sur mon billet pour les Vendredis Intellos parlent du change en position verticale pour les enfants. J’ai remarqué que mon fils depuis que nous lui mettons des couches-culottes type couche d’apprentissage, préfère se déshabiller et s’habiller debout. A vrai dire, sauf pour lui essuyé les fesses, moi aussi je trouve plus agréable de l’aider à s’habiller dans cette position, et de plus en plus souvent, en abandonnant la table au profit de son lit ou du sol (avec peu d’agneau c’est plus agréable pour ces petites fesses). Il prend de plus en plus d’initiatives, arrive à mettre sa couche son pantalon, ses chaussettes seul, quand il est motivé. Et c’est vrai que le matin avant de partir à la crèche, et parce que je n’ai pas d’impératifs horaires pour le moment, je prends le temps de l’écouter, d lui faire choisir ses habits, de le laisser faire quand il en exprime le besoin.

C’est ma mère qui à la naissance de Joachim m’a parlé de Loczy. Elle m’invitait à expliquer à mon bébé tout ce que je lui faisais quand je le changais. Tout petit, il coopérait facilement, tendait ses jambes, ses bras… Aujourd’hui encore, alors qu’il avait un petit souci, quand je m’approchais de la zone sensible sans rien dire, il protestait; quand je lui décrivais ce que j’allais lui faire, il patientais et se montrait beaucoup plus disponible et détendu.
Cette spirale interactive est très importante. Elle amène à l’autonomie de l’enfant, et à une vraie confiance en l’adulte qui le « manipule ». D’ailleurs, Emmi Pikler pensait que « il était possible de pratiquer sur un nourrisson ou un jeune enfant l’examen ou les soins les plus douloureux sans qu’il pleure si la personne qui le faisait, maniait l’enfant avec des gestes délicats, avec sensibilité, prêtant attention à cet enfant vivant, fragile et réceptif qu’elle avait entre les mains. »

Un souvenir personnel : j’ai raconté mon accouchement… et mes déboires à la maternité. Mais je garde toutefois un souvenir très précis de l’attention que m’accordait l’obstétricien. Au moment critique, malgré l’urgence, il me décrivait ce qu’il se passait, ce qu’il allait faire ou m’en avait informé avant. Et cette parole descriptive me rassurait et je me mettais en état de recevoir ces interventions, plus décontractée, plus sereine, peut-être aussi plus active.

Je pense que toutes les recherches en communication non-violente vis à vis des enfants sont tout à fait recevables dans un monde adulte.

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À propos de muuuum

j'ai 35 ans et je suis la maman d'un petit garçon de 1 an. Je suis à la maison, par choix et par nécessité. je regarde grandir ce petit homme... nous avons, avec son papa, fait des choix autour d'une parentalité respectueuse de l'enfant, de l'humain et de la planète. Mais celà ne va pas sans interrogations, sans doutes, sans convictions aussi... témoignage de parents concernés...

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