J’étais occupée à lire des articles des VI sur l’ordinateur, je tournais le dos au salon. Ma mère, présente chez nous, lisait paisiblement sur le canapé, Eric était occupé dans la cuisine. Et Joachim dessinait à la craie sur un petit tableau depuis quelques minutes, tout en commentant son oeuvre en court de création. Je l’entendais, rien ne m’inquiétait… si ce n’est sa petite voix qui s’éloignait en chantonnant “Alors, c’est le chemin des animaux de la forêt”. Je me suis levée, intriguée.
Devant le spectacle exceptionnel et inimaginable qui s’offrait à moi, je ne savais pas si je devais rire ou bien gronder : J’ai retrouvé Joachim, concentré, au milieu d’un chemin tortueux tracé à la craie, qui partait du salon, traversait l’entrée et se prolongeait dans le couloir qui mène aux chambres…
Stupéfaction!
Son papa et moi l’avons soustrait à son occupation, et nous avons commencé de concert à lui expliquer ce qu’il venait de faire. Ma mère, amusée, en bonne professionnelle de l’enfance, m’a fait signe de laisser son papa se charger du recadrage. Je me suis doucement retiré du jeu, pour en devenir spectatrice.
Voilà un résumé de ce moment d’éducation positive “Joachim, je ne te dispute pas pour ce que tu as fait, parce que tu ne savais pas qu’on n’écrit pas par terre (et que c’est un très beau travail que tu as réalisé là). Maintenant je te le dis, tu le sais. Si tu recommences, il y aura sanction. Ce que je te propose, c’est de continué à tracer le chemin des animaux de la forêt sur le grand tableau à peinture, en te servant de ta petite chaise pour dessiner sur toute la surface.” Aussitôt dit, aussitôt fait. Il a passé encore 10 minutes sur la réalisation de son chemin, sans dépasser du tableau. C’était il y a une semaine. L’exploit n’a pas été réitéré, je pense que la leçon a été comprise… Quand mon mec se met à la CNV il est trop fort!
Transitions
Me revoilà avec mes soucis de maman face à un bonhomme de 32 mois (deux ans et demi passés).
Nous nageons en pleine phase de transitions, diverses et variées. Jugez plutôt.
Le 27 février nous a rejoint une petite Gabrielle, doublement cousine de Joachim. Doublement? Elle est le fruit des amours de ma soeur avec le frère de mon chéri… Donc, Joachim et Gabrielle se partagent : les 4 mêmes grands-parents, les mêmes oncles et la même tata…Presqu’une soeur, mais pas vraiment.
Mon petit-coeur n’a pas réalisé tout de suite l’ampleur du phénomène Gabrielle. Le temps où mes parents étaient à Bordeaux pour saluer la venue de leur seconde petite fille, il a accepté de s’endormir sans ma présence, jusque là obligatoire à ses côtés.
Trois semaines après, telle une guerrière amazone sûre de son pouvoir, ma soeur a joué à la baby-sitter avec les deux oisillons de la famille… Mon fils en a profité pour, de sa propre initiative et loin des yeux et de la pression parentale, offrir sa su-su chérie à Gabrielle. D.é.F.I.N.I.T.I.V.E.M.E.N.T.
Grand Bonhomme! comme dirait son père. Sauf que… trois semaines n’ont pas été de trop pour qu’il fasse le deuil de cet objet de malheur. Et rien n’est encore joué pour l’endormissement… marche arrière toute! Et de rester une heure à lui tenir la main pour qu’il accepte de se laisser porter par le sommeil.
Marche arrière aussi pour les repas, où il patine devant son assiette tout juste entamée, et où je dois l’aider à manger… comme un bébé…
Comme un bébé, il se met volontairement à baragouiner des trucs inaudibles, lui qui s’exprime si bien.
Il a exprimé ainsi son angoisse de grandir, sa peur qu’on ne l’aime plus, face à la dispersion des pensées et des coeurs où il était le seul acteur. Je le rassure avec mes mots “je t’aime ici et maintenant. J’aime le petit garçon que tu es, celui de deux ans et demi, qui parle, saute, joue, qui mange tout seul, qui est capable de s’habiller (presque) tout seul, et qui commence à demander son pot. Je te trouve plus interessant maintenant que quand tu étais un bébé.“
Rien n’y fait. Chez sa grand-mère il reste au sec, sans couche toute la journée. Sitôt avec nous, les vannes s’ouvrent, et l’accident survient. Il veut rester notre bébé. Pourtant l’argument de l’école l’a stimulé… quelques heures. C’est encore loin l’école, c’est en septembre…
GRANDIR voilà ce qui fait peur et ce qui est motivant à la fois. GRANDIR, c’est abandonner sa peau de bébé pour celle d’enfant. GRANDIR, c’est aussi être un peu plus seul, c’est dompter le monde avec ses petites mains. GRANDIR c’est tester les limites de sa liberté pour mieux la connaître et s’en servir.
ROME NE S’EST PAS CONSTRUITE EN UN JOUR.
La richesse nait de la différence
Sachez-le, d’après Version Fémina (numéro du 9 au 15 avril) il n’existe que deux seuls et uniques modèles de mères : les indignes et les parfaites. Si si… Et toi, t’appartiens à quel clan?
Parce qu’attention, les “mamunistes” n’aiment pas les “indignes” et réciproquement. Alors, choisis ton camp, camarde. Il ne peut exister autre chose que “c’est mères sûres d’elles qui entendent imposer leur modèle éducatif et s’offusquent quand on n’applique pas leurs préceptes” propos relévés chez Marlène Shiappa par la journaliste.
Mais de qui parlent-t-elles? Qui sont ces mères si sûres d’elles? Les mères indignes seraient-elles pas des workings girls qui n’assument pas? Et les mamunistes, des mères au foyer qui rêvent de retrouver le chemin du bureau?
Comme on le dit souvent, les extrèmes se rencontrent…
Je suis assez d’accord avec l’affirmation de Marlène Shiappa : ” la course à la bonne mère est le meilleur allié de la domination masculine“
Et c’est bien là que le bas blesse. En continuant à longueur d’articles et de blogs à monter les préjugés sur les mamans les uns contres les autres, le débat devient stérile, et les femmes passent encore et toujours pour des hystériques.
Moi je suis ni une mère indigne en laissant mon fils à la crèche pour aller travailler, ni une mamuniste en l’ayant pourtant allaité neuf mois.
Je crois qu’il existe autant de mamans qu’il y a de femmes.
Et je voudrais profité de ce nouveau vendredi intello pour demander à tous les neurones un droit de réponse à cet article ( pas à Marlène, j’aime bien son blog) : chez les neurones, il y a celles qui on accouché à la maison et celles qui on pris l’option péridurale. Celles qui travaillent et celles qui sont “à la maison”. Celles qui allaitent et celles qui donnent le biberon avec amour. et ce ne sont pas toutes les mêmes. Celles qui sont enceintes et celles qui aimeraient l’être.
Mais la richesse de nos échanges vient de nos différences et du profond respect que nous avons toutes les unes pour les autres. Nous échangeons nos expériences, certes, mais surtout nos questions, nos interrogations.
Nous ne sommes ni parfaites, ni indignes, simplement des femmes qui n’imposons rien, qui échangeons.
Alors, FAISONS PART DE NOTRE RICHESSE NÉE DE NOS DIFFÉRENCES. et m**** aux clichés!
Une enfance LIBRE…
Il y a quelques semaines, pendant les vacances, j’accompagne mon petit mec sur une aire de jeux dans un parc proche de chez nous. Nous avons croisé un moment de vie d’une grand-Mère et de ses petits enfants. La petite dernière marche à peine, et pourtant elle se trouve sur les jeux des moyens dotée de hauts toboggans. La fringante mamie, soucieuse de ne pas laisser la dernière de côté, l’installe en haut du toboggan et la fait glisser (sans la tenir) en lui répétant haut et fort “tends tes jambes, ne coince pas tes pieds.” Je me suis retenue de lui dire qu’un petit toboggan adapté était situé à deux pas. Celui où mon fils a appris à grimper, à glisser, sous mes encouragements.
Et des gens comme cette grand-mère j’en ai croisé des tas. A commencé par mes grands parents. D’instinct, si je vois que mon fils n’arrive pas à monter, grimper ou faire des pirouettes, je n’insiste pas. Je trouve qu’il est plus intéressant pour lui que son désir soit le moteur de sa volonté et de sa réussite que de se faire porter pour faire semblant de gravir une échelle!
Ouiiiii, je suis une maman exemplaire!!!!! (quand je le raconte sur mon blog, j’y crois!)
Quand j’ai lu le site internet de l’association Pickler-Loczy, j’ai trouvé l’idée de la motricité libre extrêmement intéressante : “La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit.”
J’ai des tocs, et je m’intéresse à tout ce qui naît spontanément et librement de l’enfance (y’a qu’a voir mon article sur… la formulation par exemple). J’aime cette notion de liberté de découvrir, de connexion profonde avec la pulsion de vie. Souvent brimée par des conventions adultes optues, une compétition à tout craint, et des angoisses de normalité, cette liberté est tuée dans l’enfant, bridée. (Moi je milité avec mon coeur de maman pour que nos enfants soient maitres de leurs découvertes. Que risquent ils a explorer leurs compétences, a aller jusqu’au bout de leurs désirs, si ce n’est apprendre la confiance, la richesse du monde?
Il y a quelques jours, j’ai vu éclore sous mes yeux la tête du premier bonhomme peint par Joachim. La dextérité et la précision de ses gestes ont fait naître du chaos une figure humaine… moi je suis fan. Je ne pense pas qu’il ai appris à la crèche à exécuter ce dessin, pourtant son bonhomme est bien là.
Je vous invite aussi à découvrir l’article d’Annadesmouettes sur ce sujet. Il m’a donné envie de vous parler de la motricité libre aujourd’hui…
C’était ma participation aux Vendredis Intellos de Mme Déjantée 
Trouver sa trajectoire d’adulte
J’avais promis un article à Phypa présentant Dolto, comme figure féminine majeure. Et assurément elle l’est. Mais les événements personnels de ces derniers jours m’ont permis de focaliser sur une phrase résumant une partie de sa pensée, et qui fait écho en moi.
«Si des parents renoncent à leur propre trajectoire pour consacrer leur vie à leur enfant, ils l’encombrent. Au lieu de lui dégager la voie» (tirée d’un article de 20 minutes paru pour le centenaire de la naissance de Françoise Dolto)
Je m’apprête à retrouver le chemin du travail, comme je l’ai évoqué ici. Si cet emploi temporaire ne me transcende pas, il est le motif d’un autre épanouissement personnel. Je ne regrette absolument pas de m’être investie auprès de mon bout de chou pendant ces deux années et demi, mais je n’ai pas la vocation à rester à la maison et à consacrer ma vie à organiser celle de mes enfants. J’ai souvent eu l’impression en devenant maman, que mon sort de personne à part entière, que mon avenir était déjà derrière moi, et que je passais le relais à ce petit bonhomme, nouvelle génération, espoir d’un autre monde. Pourtant, j’ai encore au fond de mon coeur, de ma tête l’impériale nécessité d’aller encore plus loin dans la réalisation de mes ambitions et de mes rêves.
Et finalement la vie se charge de me remettre sur les rails!
Ma mère travaillait et rentrait souvent du travail en toute fin d’après midi. Nous l’attendions, avec l’impatience de l’enfance, parfois l’angoisse qu’elle tarde. Mais jamais je ne lui en ai voulu d’être une femme formidablement investie dans son travail. Jamais je n’ai douté de son amour pour nous. Et elle est pour moi, et restera toujours un modèle féminin majeur, me poussant à envisager la vie avec des enfant ET un travail, et que les deux ne pouvaient se nuire. Elle m’ouvrait la voie du rêve d’une vie adulte riche.
Je ne ressens aucune culpabilité à repartir travailler, et à nouveau réinvestir ma vie professionnelle. Parce que je sais que j’ai fait mon travail de sécurisation affective auprès de mon bébé, et que maintenant, mon grand bonhomme peut vivre sa journée sans moi, tout en sachant que je l’aime et jamais je ne l’oublie, mais que je vis ma vis autant qu’il vit la sienne.
Je le libère, et j’aime ça.
Contribution express et perso pour les Vendredis Intellos.
C’est à la fin que tout commence
Relâche, ouf de soulagement, légèreté… je reprends un travail jeudi prochain. Oh, pas celui qui me fait rêver, pas pour la vie non plus. 4 mois, c’est déjà ça. Et d’autres projets professionnels peuvent voir le jour d’ici là. Le retour à la vie professionnelle marque aussi la fin de deux années et demi à squatter les 4 murs de notre appart, pour le plus grand plaisir de mon bout de chou qui a pu grandir tranquillement dans les jupes de sa maman jusqu’a son intégration à la crèche en aout dernier. mais aussi pour mon plus grand désarroi quand les mois se sont écoulés sans retrouver de travail malgré mes nombreux efforts. Mais les efforts paient un jour. La fin de cette sensation de noyade au fur et à mesure que l’échéance de fin de droit s’approchait. Incapable de faire autre chose sans culpabiliser, sans ressentir cette pression intense, étouffante. Aujourd’hui je rêve de vacances, surtout que les 4 prochains mois devraient être intenses et fatigants. Je n’ai que quelques jours pour faire la transition. Je me sens soulagée : je vaux quelque chose sur le marché du travail ; et terrorisée : vais-je y arriver?
La fin marque le début de quelque chose de nouveau, toujours. Et il ne nous ai jamais possible de faire marche arrière, alors je positive, et c’est un nouveau défi pour moi, pour nous trois.
Voilà ma modeste participation aux Défis du Jeudi de Lucky Sophie!
Taggééééée (merci Mardy)
Tag
1) Vous devez publier les règles
2) Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle
3) Répondre aux 11 questions puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes tagguées
4) Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leurs blogs sur votre post.
5) Rendez-vous sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été taggué(e)s
6) Ne faites aucun tag sans les prévenir
7) Vous devez obligatoirement tagguer 11 personnes.
11 choses à propos de moi…
Réponses aux 11 questions de Mardy
#2 As-tu un deuxième prénom ? Si oui, quel est-il ?
11 questions pour mes congénères taggées
Sur qui vais-je bien me venger de ce tag????
Les périodes sensibles de l’apprentissage
Bleu, rouZe, vert, roÔse, violet, marron,oranZe… En ce moment, notre petit pinçon, qui aime chanter devant les copains à la crèche, qui aime peindre, apprend les couleurs. Chaque occasion qui se présente est prétexte à éprouver sa connaissance des couleurs. Face à cette envie de découverte nous lui avons trouvé des livres, fabriqué un coin peinture, afin qu’il découvre, apprenne, éprouve la couleur…
Il a à sa disposition des livres sur les couleurs :
Balthazar et les couleurs, présenté il y a quelques mois par Audrey, et qui avec quelques pop up mignon, et des cercles fait aussi découvrir la composition des couleurs
Pomelo et les couleurs… va dans le nuancier… qu’il est rigolo ce pomelo…
Je crois que Joachim traverse une PERIODE SENSIBLE sur les couleurs!
Qu’est ce que c’est une période sensible?
“Il s’agit de périodes de plus forte réceptivité du point de vue de l’apprentissage par interaction avec le milieu. Selon cette théorie, il y a des périodes déterminées pendant lesquelles l’enfant est naturellement réceptif à l’égard de certaines influences du milieu, qui l’aident à maîtriser certaines fonctions naturelles et à accéder à une plus grande maturité. Il y a, par exemple, des périodes sensibles pour l’apprentissage du langage, la maîtrise des relations sociales, etc. Si on leur accorde l’attention qui convient, elles peuvent être exploitées pour promouvoir des périodes d’apprentissage intense et efficace. Sinon, les possibilités qu’elles offrent sont à jamais perdues.” (extrait de “Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée”, que vous pouvez retrouver ici)
Voilà une sanction culpabilisante pour les parents qui pourraient passer à côté d’une période sensible… Pour ma part, je pense quand même qu’en écoutant son enfant, on l’accompagne souvent naturellement dans l’exploitation de cette sensibilité aiguë…
Finalement, c’est bien cela être parent, écouter, accompagner, favoriser l’apprentissage au rythme de l’enfant, loin des diktats scolaires et des résultats. Ici pas d’évaluation, de sanction. Ici chacun avance à son rythme, enfant et… parents.
Moi je sais que depuis que Joachim s’interroge sur les couleurs, moi je les réapprends, je les redécouvre aussi…
petite contribution “montessorienne” pour les Vendredis Intellos.
J’ai mis toute ma vie à peindre comme un enfant…
Ce n’est pas de moi mais du pote de mon fils (“Ben, je le reconnais, c’est Picasso!” devant un portrait de ce cher Pablo, sur la cimaise du nouveau musée Cocteau de Menton).
Il y a quelques temps j’informais la blogosphère de l’expérience picturale menée par Arno Stern (via mon père, qui ne m’a toujours pas remis sa copie… Depuis, le temps à coulé et à Noël, chez mes parents, mon père a installer un petit atelier éphémère exclusivement réservé à son petit-fils. Puis lui a fabriqué une table-palette portative avec de tous petits pots de gouache achetés dans un magasin discount, agrémentée d’une cargaison de pinceaux en tous genres… Ma soeur m’a donné une grande planche d’aggloméré, et j’ai installé un mini espace de peinture dans le salon.
L’adhésion du petit-coeur à ce système est total!
Comme Flolasouricette, je l’accompagne dans sa démarche sans intervenir sur ce qu’il peint, mais en lui plaçant ses feuilles sur la planche, en lui remplissant ses petits pots… j’adore être sa spectatrice privilégiée, son assistante de peinture.
Il respecte les consignes : un pinceau par couleur. en fait il change de pinceau à chaque changement de couleur, voir en utilise plusieurs pour une même couleur. Je le suspecte 1- d’aimer me voir laver les pinceaux toutes les 5 minutes 2- essayé les différents qualités de traits fait par des pinceaux différents, genre étude scientifique et technique de la peinture.
Parfois, ben je suis stupéfaite par sa maîtrise de son désir créateur : il fait un fond d’une couleur, puis des traits distincts dessus. S’éloigne en disant “j’ai fini”, se ravise “non, je vais mettre du blanc” et donne deux coups de pinceau au centre, genre touche de lumière. “Ayé, j’ai fini”…
J’adore. A deux ans et demi, il ne fait pas dans le figuratif, mais je crois sincèrement qu’il sait ce qu’il fait…
Je sais, je suis une maman pas objective…
Je vous laisse admirer son travail :
Désordres, bazars et autres fouillis
“Apprendre c’est mettre de l’ordre dans le désordre… mais pour mettre de l’ordre,il faut du désordre“
Jolie pensée tirée du fameux bouquin d’Isabelle Filliozat “J’ai tout essayé“. Je vous présente la Famille Fouillis!
Album rafraîchissant, qui me parle!
La maison de mes parents ressemblait (et ressemble toujours peu ou prou) à celle de la Famille Fouillis, appellée par nos copain “la maison du bonheur”. Et c’est vrai qu’on y a été heureux. Chez mon père et ma mère, le bazar n’est pas un mot tabou : c’est un art de vivre, certes des plus incongrus… J’ai grandi avec mon frère et mes deux soeur dans ce monde chaleureux et insouciant où régnait de la loi de l’encombrement maximum.
J’ai beaucoup changé, surtout pour des raisons sociales : j’ai habité en colocation; il fallait bien que je me mette à astiquer, récurer, aspirer, laver, frotter, Et que ça brille!
Je reste cependant une bordélique qui range et qui fait des efforts quotidiens pour ne pas me laisser envahir par le chaos (faut dire, mon mec est aussi un accumulateur). Un vrai travail sur soi, une remise en question quotidienne, et le résultat est ce qu’il est, un appart vivant, mais où les objets ont une place.
je m’éloigne de l’enfance? Je vous saoule avec mes problèmes ménagers? NAN, restez lire la suite…
Mon expérience personnelle (et journalière) me pousse à envisager d’apprendre l’art du rangement à mon bouchon de 30 mois. Je ne suis pas, vous l’imaginez bien, une Ayatollah de l’intérieur design et épuré, mais j’invite comme le propose Isabelle (je l’appelle par son prénom maintenant) à “apprentissage progressif suivant les âges ” :
Elle précise “ Des études ont montré que les désordonné(e)s avaient quelques points de QI de plus que les autres! Sont-ils/elles devenus plus intelligent(e)s parce que désordonnées ou l’inverse? Toujours est-il que la corrélation est bien là et peu aider les parents à destresser. Avantage à la complexité! En effet les objets éparpillés fournissent des stimulations visuelles, le cerveau opère des liens pendant que le regard va de l’un à l’autre… les voit dessus, dessous, devant, derrière…” L’argument du QI… mais bon s’il peut faire lever le pied de certains parents avident d’ordre, pourquoi pas. Je trouve que l’intelligence sortie du CHAOS est un sujet philosophique interessant… Alors entre la famille fouillis et la photo de catalogue Habitat, je crois qu’il faut laisser aussi la vie s’installer dans nos salons… ici, naît la créativité.. Voilà mon article le plus fouillis pour les Vendredis Intellos!
title=”Vendredis Intellos” href=”http://lesvendredisintellos.wordpress.com”>









